Pourquoi le 22 juillet sera un grand jour pour Tesla

Depuis le début de l’année, Tesla fait partie des valeurs boursières les plus performantes. À Wall Street, le Nasdaq profite des nouvelles pépites de la tech pour afficher une croissance de 17 %. Malgré la pandémie, le cours de Tesla a gagné plus de 266 %, et l’affolement autour du titre n’en a pas fini de décrocher des records.

Le 22 juillet prochain pourrait confirmer un gros événement chez la marque de voitures électriques. Il s’agit du jour où Tesla publiera ses résultats financiers du deuxième trimestre 2020, et une grande partie de son envolée en bourse ces dernières semaines serait motivée par cet événement.

La raison est la suivante : Tesla pourrait intégrer le S&P 500, l’indice des 500 plus grandes entreprises en bourse aux États-Unis. Pour y prétendre, les règles sont assez simples à comprendre : il faut atteindre au moins 8,2 milliards de dollars de valorisation boursière, satisfaire les exigences de liquidités et enfin, pouvoir justifier d’avoir réussi ses quatre derniers bilans trimestriels dans le vert.

Tesla intégrera-t-il le S&P 500 ?

Lundi 13 juillet, alors que le cours de Tesla atteignait encore des sommets, la plateforme de trading américaine Robinhood affirmait qu’en l’espace d’une séance plus de 50 000 investisseurs avaient acheté des actions du constructeur.

Loin d’être nécessairement influencés par la montée en flèche du cours (actuellement aux alentours de 1 500 $ US, avec une un record à 1 764 $ US), ces nouveaux investisseurs s’attendent surtout à une tendance déjà confirmée chez d’autres entreprises, à la manière d’Amazon qui avait rejoint l’indice en 2005, avec une hausse de 5 % de son cours lors de l’annonce.

Il faut dire que le S&P 500 est un indice très stratégique pour Tesla, qui lui accorderait une plus grande visibilité boursière, et la possibilité de voir sa valorisation bondir grâce à l’intégration de nouveaux fonds de suivis d’indice (les ETF).

Le 22 juillet sera donc l’occasion de connaître l’aboutissement de Tesla dans les critères traditionnels pour intégrer le S&P 500. Mais tout cela n’est que théorique : en pratique, sa place au sein de l’indice boursier américain de premier ordre pourrait être garantie coûte que coûte.

Selon Bloomberg, les analystes de Wall Street ne s’attendant pas à ce que Tesla soit bénéficiaire ce trimestre. Il est estimé qu’une perte de 377 millions de dollars ou plus sera communiquée par la firme, ce qui empêcherait donc Tesla de cocher le troisième critère théorique.

Le S&P a besoin de Tesla

Dans une note publiée par les analystes de Bloomberg Intelligence, l’inclusion de Tesla « peut nécessiter une intervention humaine ». Les régulateurs du S&P 500 pourraient donc faire « une exception et ajouter le constructeur automobile dans tous les cas », que Tesla soit bénéficiaire ou non ce semestre.

Pourquoi Tesla pourrait-il s’affranchir des règles ? Comparé au Nasdaq, le S&P 500 n’est pas en grande forme au lendemain de la crise sanitaire. Le total des valorisations au sein de l’indice est en baisse de 1 % et les principales entreprises qui ont profité des conséquences du confinement sont cotées au Nasdaq.

Pour conserver sa popularité et son prestige, le S&P 500 pourrait avoir besoin d’intégrer une valeur comme celle de Tesla, et donc faire une mise à jour de ses entreprises cotées.

Néanmoins, tout cela ne se fera pas de sitôt. Le comité de l’indice boursier ne se réunit qu’une fois par mois, et pour l’heure, aucune annonce officielle n’a encore été faite. Par le passé, sur le Dow Jones (les 30 plus grosses entreprises américaines), de telles intégrations étaient en général annoncées entre 4 et 10 jours avant la date d’entrée en vigueur.

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